A peine sortons-nous de cinq jours de repos offerts à l’occasion de la belle fête de l’Ascension, que nous voilà aspirés par le tourbillon du mois de juin.

Comment maintenir nos élèves au travail alors que déjà pointe l’humeur estivale, plus synonyme de farniente que d’assiduité ? N’en déplaise à certains, il nous reste un long mois de travail, mois indispensable pour mener à leur terme les programmes de chaque classe. Un mois complet pour finaliser et parfaire les apprentissages. Un mois qui n’est pas facultatif mais bel et bien indispensable pour laisser nos élèves partir sereinement vers la classe supérieure.
Comment tenir à distance l’air joyeux de la chorégraphie que nous préparons pour la fête de l’école et qui tourne en boucle dans notre tête ?
Comment détacher notre regard de ces insectes tournoyants dans l’air doux et ne pas laisser la belle luminosité du soleil nous entraîner prématurément vers nos jeux des grandes vacances ?

En apprenant à nos élèves à être dans l’ici et maintenant, à résister à la force de Coriolis qui nous entraîne irrésistiblement.
Se concentrer, donner le meilleur d’eux-mêmes à chaque instant là où ils sont attendus. S’exercer au silence de la bouche, du corps et retenir l’esprit vagabond pour se concentrer sur les trésors que leur délivrent chaque jour leurs institutrices. Ce bel effort de volonté les aide à ne pas se disperser et à faire une belle utilisation du temps dont ils disposent.

Dans quelques semaines, la joie d’être en congés n’en sera que plus vive car le repos sera vraiment mérité.