Souvenez-vous, lorsque je suis arrivée à l’école l’an dernier, c’était pour deux petits mois, le temps de conclure ensemble l’année scolaire.
Aussi, pour donner un nouveau souffle à l’école et former la nouvelle directrice, c’est très volontiers que j’ai accepté de faire le tour complet d’une année scolaire.

Cette fois, je pars et je prends conscience combien il m’est difficile de rompre les attaches !

Je souhaite profondément vous remercier de ce que vous m’avez donné, et je dirais même enrichie durant ces mois passés à l’école.

Je citerai en premier le père Yves Marie qui tous les mois fait descendre le Ciel sur la Terre lorsqu’il se met à la disposition et à l’écoute de nos élèves et qu’ensuite nous le retrouvons à l’église de Pruniers pour l’eucharistie.
Merci également à don Paul Cossic de la communauté saint Martin, qui nous a transmis son rayonnement et sa vitalité de jeune prêtre. Une éducation qui met le Christ dans la vie des enfants, est l’éducation qui les conduira au plus bel épanouissement humain.

Comment ne pas associer dans mes remerciements mes présidents, tout d’abord Mme de MALET qui m’a d’emblée accordé sa confiance puis Monsieur BAYART actuel président du conseil d’administration qui avec les membres du conseil, tous déterminés, se dévouent pour maintenir l’esprit de l’école, si cher aux fondateurs ! Un équipage solidaire qui doit durant toute la vie de l’école veiller à son évolution dans un espace restreint où il faudra faire preuve d’inventivité si vous ne voulez  pas vous laisser dépasser par des écoles concurrentes qui pourraient vous faire de l’ombre.

Monsieur le Président laissez-moi vous remercier des échanges loyaux et transparents que nous avons eus, ils nous ont permis, à l’interne de l’école de porter des projets, de créer des synergies. Trois mots définissent notre collaboration :
Réflexion – Action – Réaction
Pour ma part, c’est avec bonheur que je vous ai prêté ma plume qui fut pour vous un instrument au service de vos idées. A présent le vent souffle sur le temps et la plume qui s’en retournent à leur point d’origine.

Merci à tous les parents d’élèves qui m’ont accueillie instantanément, mais aussi à ceux qui m’ont d’abord observée avant de m’adopter,  sans lesquels je n’aurais jamais pu développer la vie harmonieuse de notre école.  Quand je suis arrivée, certains d’entre vous ont exprimé leur appréhension craignant que je fasse de l’école saints Louis et Zélie Martin une école élitiste. Cela n’a jamais été mon intention. En revanche je voulais mettre l’excellence au coeur du projet pour que la qualité du travail devienne notre priorité.
J’ai cherché à développer le goût du travail bien fait, à encourager le sens de l’effort et de la persévérance, à consolider les acquis par un apprentissage rigoureux, voilà quels étaient mes objectifs.
Aussi, je demande pardon aux parents que j’ai contrariés, voire blessés.

A l’équipe des institutrices, une belle équipe où règne l’entente sans le fusionnel, l’amitié sans la familiarité, la confiance sans l’aveuglement, MERCI !
Restez des veilleuses attentives, vigilantes, ouvrez grand les portes du savoir pour vos élèves, car l’École est et sera toujours le lieu des découvertes et de partage de la connaissance.
Je salue votre dynamisme pédagogique, votre créativité, vos talents, votre modestie, votre patience agrémentée de votre passion.
Des personnes souvent dans l’ombre très rarement invitées sur le pont du vaisseau et pourtant sans elles, l’heure du déjeuner ne fonctionnerait pas, ou encore, les documents que vous déposez au secrétariat ne seraient pas traités. Je veux parler de Mmes CHAVETON, LE FORESTIER et CABRERA, un trio de petites mains indispensable au bon fonctionnement de l’école, MERCI !

Merci du fond du cœur à Madame DAUCE.
De vos années passées à LZM, vous semblez avoir particulièrement apprécié la rigueur et les exigences des enseignements que vous avez transmis à vos élèves comme à vos enfants lorsque vous leur faisiez la classe à la maison.
Sans doute est-ce pour cela que vous avez considéré votre enseignement comme une sorte de prolongation de l’éducation familiale, à moins que ce ne soit l’inverse, tant les analogies vous ont semblé fortes entre votre famille et l’école.
Pour vous avoir observée, très vite j’ai su que vous pourriez assumer la direction de cette école. Transmettre des valeurs éducatives est pour vous une affaire de conviction. A vous entendre, vous ne concevez pas cette responsabilité sans un engagement à fond.

Je ne veux pas que se termine cette année sans vous dire toute ma satisfaction de travailler à vos côtés. L’école n’est pourtant pas bien grande, nous étions deux, malgré tout, elle nous a demandé beaucoup d’énergie. Cependant votre sens de l’organisation et votre fiabilité dans les tâches que vous vous fixez, vous permettent de gagner en rapidité. Et lorsque vous avez le sentiment d’avoir accompli quelque chose, cela vous donne une poussée pour en accomplir une autre comme le principe d’une locomotive.

L’efficacité de notre binôme reposait sur la confiance mutuelle laissant toujours filtrer son respect.
Je pars tranquille parce que je sais que vous saurez affirmer votre légitimité avec une douce autorité.
Nous avons partagé une même vision de la vie et des valeurs éducatives. Nous comprenions nos réactions mutuelles et tout ce qui tour à tour nous affectait. De cette activité commune nous avons tissé des liens d’amitié.
Vous savez chère Diane, si vous le souhaitez, notre collaboration au-delà des murs de l’école pourra se poursuivre, car les percées technologiques de nos jours, s’adaptent à tous les besoins !

A présent, ayant rempli mon cahier des charges dans l’expression de ma gratitude à votre égard, à vous tous en vous observant assis sur la prairie, me revient en mémoire le psaume 21 : « Jérusalem, la ville où tout ensemble ne fait qu’un !»
A vous tous, je souhaite que l’école des saints Louis et Zélie Martin, où tout ensemble ne fasse toujours qu’un !
Josyane Comte

Edito de juin 2018