Silence on lit !

Le goût de la lecture n’est ni naturel, ni spontané. Le rôle des parents et des enseignants est de le susciter et d’éviter le dégoût qui peut survenir si l’on propose des livres non adaptés à l’âge, aux envies. L’essentiel est d’avoir le goût et l’envie d’apprendre comme pour parler une autre langue. Une fois le goût de lire présent, le reste suit. C’est avoir le goût de la lecture qui motive et donne envie de maîtriser plus et mieux.

Le goût de la lecture est lié au milieu social mais aussi à la place donnée au livre à la maison, à une attention sincère des parents pour l’univers de l’enfant et aux affinités personnelles avec les livres. Pourquoi développer ce loisir à l’heure du virtuel, du règne de l’image, est-il encore raisonnable de se pencher sur l’écrit ? Cette ambivalence n’est-elle pas à penser comme une contradiction mais plutôt comme une complémentarité entre l’image et l’écrit ?

Plusieurs stratégies peuvent être utilisées si l’on veut développer le goût de la lecture
pour les familles familières à l’écrit :

  • laisser traîner des livres dans la maison
  • aller à la bibliothèque ou à la librairie en famille
  • choisir des livres ensemble
  • parler des lectures qui nous ont marqués
  • lire des livres faciles à aimer
  • faire de la lecture de chacun une discussion familiale, proposer des échanges
  • lire à voix haute
  • inventer et écrire son histoire.

Pour tous à l’école, nous avons lancer le projet de la lecture : « SILENCE ON LIT ! »
Le quart d’heure de lecture qui change tout. Et ce dès les petites classes où les maîtresses lisent aux enfants, puis dans les autres classes dès que les enfants peuvent lire par eux-mêmes.

Chaque jour le bienfait d’un plaisir : lire dans le silence tous les jours pendant 15 minutes pour commencer. C’est la pause silencieuse consacrée à la lecture avec tous ceux qui travaillent, enseignent ou apprennent. Quel bienfait ces minutes de lecture silencieuse ! Faire silence tous ensemble.

«Le silence fait partie de ces expériences que les mots ne peuvent dire justement, mais dont nous savons les vertus».

Josyane COMTE

Edito de février 2018